Une blogueuse condamnée suite à une critique de restaurant

Blog l'irreguliere

Ce qui devait arriver un jour est arrivé. Une grande première, à notre connaissance pour un blog amateur qui ne génère aucun revenu, une blogueuse vient d’être condamnée suite à une critique épicée d’un restaurant sur son blog.

Le billet publié en août dernier sur le blog « Cultur’elle » intitulé « L’endroit à éviter au Cap-Ferret » suivi du nom de l’établissement n’étant pas au goût de la responsable des lieux, elle a décidé de faire appel à la justice.

La blogueuse dénonçait dans son article le manque d’organisation dans l’établissement et qualifiait le personnel de différents adjectifs que nous ne citerons pas ici ;). D’après la gérante, le billet relevant plus de l’insulte que de la critique culinaire elle se devait de ne pas laisser passer ça, d’autant plus qu’il s’agissait du premier résultat sur Google lorsque quelqu’un cherchait son établissement.

Le 30 juin dernier la rédactrice du blog « Cultur’elle » s’est donc vue condamner à payer 1 500 euros à titre de provision sur dommages et intérêts et 1 000 euros de frais de procédure pour la critique d’un restaurant du Cap Ferret.

Une stratégie qui ne sera pas forcément payante pour le restaurant puisque certains utilisateurs du site TripAdvisor commencent déjà à dénoncer ce procès et à remettre en cause les avis positifs postés sur le site…

TripAdvisor 2

Pour les curieux, l’article a été retiré du blog mais il est disponible en cache ici.

Les restaurants doivent désormais composer avec ces nouveaux usages qui ne laissent pas beaucoup de place à l’erreur et il est vrai qu’il y a tout de même certaines règles à respecter. La critique doit continuer d’exister mais il est essentiel de la faire dans le respect. Sans compter qu’il faut toujours partir du principe que ce n’est pas parce que l’on n’aime pas que cela va nécessairement déplaire au plus grand nombre. A Paris cela ne manque pas d’adresses que l’on considère comme à éviter et qui marchent pourtant très bien !

Afin de compléter cette lecture, nous vous invitons à jeter un oeil à cet article de Eloïse Wagner, avocate en droit d’auteur, qui donne son point de vue sur cette affaire.

Edit 12/07/2014 : Nous avons contacté le restaurant et la blogueuse, cliquez ici pour en savoir plus.

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55 Commentaires

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    lili juillet 10, 2014

    La critique était honnête de sa part. Peut-être justement un peu trop. :/

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      Les gourmands 2.0 juillet 10, 2014

      Oui c’est vrai. Elle aurait sans doute eu intérêt à mesurer un tout petit plus ses propos. Mais sur le fond on est d’accord que ce type de pratiques doivent être dénoncées.

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    Paule N juillet 10, 2014

    Je n’avais pas encore lu ça papier qui fait beaucoup débat en ce moment. Mais, à sa lecture, je comprends que la restauratrice se soit ainsi défendue en déposant une plainte. On peut facilement imaginer, vu le style du papier, que l’auteur du blog et sa maman qui paye l’addition, ont été d’emblée désagréables en réclamant leur « apéro » et se soient mis le service à dos. Lorsqu’on a l’habitude des restaurants, on fait preuve d’indulgence lorsqu’il y a un coup e feu. Et qui prend maintenant un « apéro » ? Ceux qui ne tiennent pas compte de leur alcoolémie !!!

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      doktoil makresh juillet 11, 2014

      Ou alors les gens qui sont venus à pied, ou qui rentrent en bus, ou en car, ou en taxi…
      C’était du second degré hein, rassurez moi ?!

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        Paule N juillet 11, 2014

        Non, ce n’était pas du second degré… Et je maintiens. La restauratrice a déposé cette plainte parce que le billet et son titre déconseillant d’aller dans ce restaurant remontait toujours en premier dans les recherches Google, d’où une perte de chiffre d’affaires.
        Il arrive qu’une table soit loupée, lors d’un service : ça n’est pas pour autant que le resto est nul. Les journalistes professionnels préfèrent dans ce cas ne pas faire de papier, ou revenir.
        Je comprends qu’ici, la blogueuse soit soutenue par la communauté des blogueurs.
        Je me permets de vous conseiller de lire les commentaires sur Atabula qui sont beaucoup plus objectifs. http://www.atabula.com/blogueuse-condamnee-pour-denigrement-par-un-tribunal-faut-il-craindre-pour-la-liberte-dexpression/

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          Les gourmands 2.0 juillet 11, 2014

          On a quand même le droit de consommer un apéro en 2014, ou alors on a raté quelque chose…

          Ce que font les journalistes professionnels est très bien, d’ailleurs c’est leur boulot et leur repas est prix en charge par le média pour lequel ils travaillent.
          Ce qui n’est pas le cas des blogueurs, en réalité ce sont juste des consommateurs qui partagent leur avis (avec un impact qui n’a rien à voir avec celui d’un journaliste), comme ils le faisaient avant avec le bouche à oreille.

          Commencer par un simple échange aurait certainement été salvateur pour le restaurant.

          Pour l’instant on voit deux débats : Les restaurateurs qui disent que le restaurant à raison, et les autres qui disent que ce n’est pas normal d’être condamné pour avoir partagé son avis.

          Nous ce que l’on pense c’est que les restaurateurs doivent s’adapter à ces nouveaux comportements. Même si effectivement il y a toujours un risque de se retrouver avec une critique non justifiée, mais encore une fois il faut arrêter de penser que l’internaute ne sait pas analyser ce genre de chose par lui même…

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            michelpouvreau815pouvreau juillet 11, 2014

            je vois pour ma part un débat : celui de la liberté d’expression, la « restauratrice » aurait pu se justifier en commentaire de l’article ou accepter la critique et revoir ses procédures d’accueil et de restauration ! Il eût été de bonne pratique de solliciter les blogueurs pour soutenir celle qui a raconté et averti les consommateurs. La morale ? il en faut une … et bien pour ma part c’est fini des commentaires (le plus souvent des satisfecit d’ailleurs) par le biais de trip TripAdvisor et autres sites puisque je peux penser et je le pense que ne sont recueillis que ce qui va dans le sens du restaurateur ou de l’hôtelier.

            ,

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    Kaes juillet 10, 2014

    Il semblerait que Il Giardino face le ménage sur les commentaires Trip Advisor…

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    missliloufrance juillet 10, 2014

    Non mais l’apéro qui arrive en même temps que les plats, il y a un soucis là c’est pas possible !!! J’hallucine o.O Son article était très sincère pourtant…

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    bookyboop juillet 11, 2014

    J’avais lu sa critique quan elle était sorti et c’était un article honnête et argumenté. Elle expliquait point par point ce qui n’avait pas marché et je ne vois donc pas le problème … Je pense que le restaurant va perdre beaucoup plus qu’il ne le pense dans cette histoire alors qu’un email a la blogueuse pour lui demander d’enlever l’article AVANT de lui coller un procès aurait été peut être plus intelligent …

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      desygnbyjm2 juillet 12, 2014

      Exactement! Ils en profitent car justement elle est une simple blogueuse qui n’a pas une grosse structure derrière… En revanche, je trouve que la condamnation est excessive… Dommage

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        bookyboop juillet 12, 2014

        Oui c’est sur. Pour être honnête je suis la première a râler contre ces blogueurs qui critiquent tout et n’importe quoi mais cette fois ça ne me semblait pas être une critique injustifiée. Ensuite si son article arrive dans les premiers sur Google, la blogueuse n’y peut rien ! Elle ne choisit pas son ranking !

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    Anonyme juillet 11, 2014

    Honteuse cette condamnation … vous avez tout notre soutien chère blogueuse et le restaurant a encore plus perdu à ne pas vouloir prendre en compte la critique, fusse t elle mauvaise … une clientèle ça se bichonne et je ne vois rien d’insultant ou d’injurieux dans le contenu de la critique, juste une opinion subjective qui aurait pu être prise en compte et qui aurait mérité la contraction de la patronne du resto concerné … c’est consternant !

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      Anonyme juillet 11, 2014

      lire « contradiction » et non pas contraction … faut faire gaffe …

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    Prudent juillet 11, 2014

    Hé bien moi, je ne l’ai pas trouvé correcte, sa critique.
    Cela ressemble plus à une complainte, et manque fortement de recul (donc de professionnalisme). Quand une table est ratée, on y revient pour un deuxième jugement, avant de publier.
    Et je vois bien, en plein coup de feu, le client ‘chiant’ qui râle parce qu’il a son apéro avec son plat … pfff quelle histoire ! Du coup dans le resto c’est « A la 8 c’est des chieurs » et ça part en vrille …

    Le pouvoir dévastateur des sites d’avis, commentaires, tripadvisor et autres, le flot de critiques publiées par n’importe qui (désolé), comment voulez-vous que les restos luttent contre ? S’ils suffit que des zinternautes dans leur fauteuil publient des « j’aime » / « j’aime pas » pour ruiner le travail de toute une vie, parce qu’un service a été raté …

    Dans un genre d’idée similaire, je viens de voir qu’un excellent film sur allocine a une note faiblarde des spectateurs, car 2 ou 3 critiques l’ont descendu « c un vrai navet n’y allé pas » (sic); si je regarde les précédentes critiques de ces « cinéphiles », je vois le niveau de ce qu’ils aiment, et je pleure …
    la critique est un art difficile, il vaut mieux souvent s’abstenir !

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      Paule N juillet 11, 2014

      Je suis tout à fait d’accord avec vous !!

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      Les gourmands 2.0 juillet 11, 2014

      Sur la critique on est d’accord qu’elle n’est pas d’une grande qualité. Mais les internautes ne sont pas des moutons et savent également faire la part des choses.

      Vouloir forcer la suppression d’une critique c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire dans ce type de cas, la preuve c’est que aujourd’hui c’est une catastrophe puisque les médias en parlent tous et on a tous bien repéré de quel restaurant il s’agissait… Sans compter que des internautes commencent déjà à porter leur soutien à la blogueuse en dénonçant le procès sur la page TripAdvisor du restaurant…

      Si la restauratrice souhaite éviter ce genre de soucis, elle peut mettre un petit budget sur des ads Google pour faire remonter son site, organiser un événement dans son restaurant avec quelques blogueurs, tenir un mini blog où elle va publier sa carte, la vie de son équipe, les arrivages, des avis de clients habitués, etc.

      Pour nous, la solution aurait été d’échanger avec cette personne, de reconnaitre que ça s’est pas bien passé, lui expliquer que son article lui cause vraiment un soucis et lui proposer de revenir avec de plates excuses.

      Ce qui se passe aujourd’hui est la conséquence de nouveaux usages que les restaurateurs doivent intégrer, et cela concerne la grande majorité des entreprises aujourd’hui. La solution n’est pas de baver sur tel ou tel blog, mais de vivre avec, d’anticiper et de se servir de ces nouveaux canaux !

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        jojo la sardine juillet 12, 2014

        Si j’ai bien compris, en invitant des blogueurs pour un événement sympas (repas et alcool gratuit et à volonté), ils écrivent des articles gratifiants ? …..Quelle éthique avez-vous?

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      lafayette juillet 11, 2014

      Mais cette personne n’est pas une critique professionnelle, c’est juste une cliente (comme moi, et sans doute comme vous je suppose), qui n’a pas aimé un repas au restaurant et qui le fait savoir. Tous les (bons) restaurants connaissent et vivent quotidiennement le coup de feu, mais dieu merci, la plupart d’entre eux n’expédient pas leurs clients de la sorte. Quand bien même un client râlerait un peu (mais vous semblez confondre râler avec le fait de réclamer quelque chose auquel on peut légitimement s’attendre en tant que client d’un resto), il y a des moyens de le « calmer » un peu (offrir un apéro, un café, deux trois trucs à grignoter à l’apéro). Il est aussi possible que les serveurs aient fait « payer » à cette cliente et à sa mère les remarques et réflexions des clients précédents ainsi que le stress accumulé au long du service …
      Par ailleurs vous dites (ce qui est vrai) que la critique est un art difficile, et que beaucoup de gens se content de « balancer » des avis peu argumentés sur le net (je suis d’accord avec vous sur ce point, même si cela ne me semble pas être le cas de sa critique). Il est dans ce cas là très douteux de penser que les nombreux avis parfois très virulents et peu argumentés aient un impact réel sur les clients potentiels. Le professionnalisme des guides (parfois discutable mais bon …) permet de se faire un avis un peu plus objectif sur un établissement, et il convient aussi de recouper les critiques trouvées sur le net (en lire plusieurs, aller sur plusieurs sites…) avant de choisir, ou non, d’aller dans un restaurant . C’est la raison pour laquelle je suis très circonspect sur la façon dont les juges ont pu évaluer le préjudice subi par la restauratrice, et sur l’impact de la critique dans la fixation des dommages et intérêts.
      Notons enfin que la réaction de la restauratrice est parfaitement grotesque et symptomatique du comportement qu’elle est supposé avoir, le fait d’attaquer en justice la blogueuse démontrant un refus absolu d’une critique qui lui permettrait pourtant, si elle en tenait compte, de fournir des prestations de meilleure qualité. Le vrai problème ce n’est pas la piètre qualité des commentaires des clients sur internet (qu’il faut souvent relativiser), mais la piètre qualité de la cuisine et du service dans un trop grand nombre de restaurants dans ce pays, où le client n’est rien d’autre qu’une vache à lait, bonne à cracher son fric pour des prestations parfois lamentables !

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      desygnbyjm2 juillet 12, 2014

      Il est vrai qu’elle manque de professionnalisme, elle est un peu trop directe et sèche. La patronne, n’aurait tout de même pas dû répondre une énormité pareil! On demande des excuses si le client trouve qu’il est mal servi mais on ne dit pas qu’elle doit faire avec car les serveurs ne peuvent pas travailler plus de 44h par semaine… Allo la terre! C’est très déplacé. Elles sont en faute toutes les deux et la justice aurait dû être plus clémente envers la blogueuse. Par ailleurs, il n’y a pas plus désagréable qu’un client qui réclame une remise après avoir consommé…parfois ils cherchent des excuses pour les avoir, c’est affreux et malpoli… Comme quoi, il faut réfléchir avant de parler :) ou écrire :D

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    Pedro Luigi juillet 11, 2014

    ce restau est a boycooter .Lorsque l’on est incapable de recevoir une critique on fait un autre boulot
    Ce jugement c’est n’importe quoi , en appel ça ne tiendra pas deux minutes

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    Alpha juillet 11, 2014

    Je ne suis pas d’accord avec votre point de vue non plus, Les Gourmands 2.0.

    On ne peut pas invoquer la liberté d’expression sur internet pour justifier tous les comportements. D’ailleurs, ce ne sont pas les restaurateurs qui condamnent cette blogueuse, c’est la justice.

    Plusieurs choses. il y a un dicton qui dit : la liberté des uns finit où commence celle des autres. Le problème, c’est que les blogueurs et les internautes se croient TOUT PERMIS. Sous prétexte de « liberté d’expression », on pourrait en toute impunité donner son avis sur tout et dénigrer le travail, voire insulter les personnes sans en subir les conséquences. Je m’excuse, mais la loi est la même sur internet qu’ailleurs : insulter publiquement ou dénigrer une personne sont des choses condamnables pour un tribunal. Il n’est pas question de « c’est mon avis », ou « on peut en discuter ». Le jour où vous vous retrouverez dans la situation de ce restaurateur et où vous verrez votre business s’effondrer à cause d’une personne, vous prendrez vous aussi les mêmes décisions pour faire en sorte que ça s’arrête.

    Cette blogueuse, en dénigrant comme elle l’a fait la restauratrice, s’est mise hors la loi. On peut le déplorer mais c’est un fait. Elle doit à mon avis s’estimer heureuse de ne pas avoir été condamnée pour injure publique, en disant que la patronne avait un comportement de « diva ».

    Le fait est que le bon référencement sur Google de la critique de cette dame portait atteinte de façon durable au restaurateur. Même si l’établissement devait changer de direction, de politique, de personnel ou de chef, la critique continuerait d’être lisible par tous les internautes qui voudraient chercher des informations sur le restaurant pendant des années encore. Ce n’est pas acceptable.

    Vous dites que les internautes ne sont pas des moutons : mais prendriez-vous le risque d’inviter des gens dans un restaurant alors que vous venez de lire une critique comme al sienne ? je pense que vous êtes de mauvaise foi si vous prétendez que oui ; personne rationnellement ne prendrait le risque de subir le traitement et la cuisine qu’elle dépeint.

    Le problème, ce n’est pas la véracité de ce qu’elle dit. C’est le fait que cette critique acerbe soit la plus visible et quel porte préjudice de façon durable au restaurant dans le temps. Contrairement à ce que vous dites, ce n’est pas au restaurateur de prendre les mesure pour supprimer cette critique ou de faire de la publicité pour son restaurant, pour essayer de contrecarrer les effets dévastateurs de cette mauvaise critique : elle est simplement injurieuse et pourrait s’avérer, aujourd’hui ou dans quelques mois, parfaitement fausse.

    Encore une fois, on ne peut pas brandir la liberté d’expression à chaque fois qu’on en abuse. D’ailleurs, rien ne vous dit que la restauratrice n’a pas essayé d’être conciliante, de réinviter cette dame et sa mère, ou ne lui a pas demandé aimablement de revoir sa critique ? Avez-vous ces informations ? En l’absence de preuve, on ne peut pas condamner quelqu’un sous prétexte qu’il prend des mesures nécessaires pour continuer à gagner sa vie.

    On n’empêche personne de faire des mauvaises critiques, mais il faut aussi reconnaître une certaine liberté à sa cible. On ne peut pas dénigrer ni insulter impunément et croire que la liberté ne vaut que pour les uns et non pour les autres. A la rigueur, l’honnêteté aurait été de laisser la critique quelques temps et de la retirer. Quand on fait ce genre de critique, il faut s’imposer soi-même une certaine déontologie : donner un droit de réponse, vérifier une deuxième fois, actualiser régulièrement sa critique… : avez-vous connaissance de telles pratiques concernant cette blogueuse ? C’est la raison pour laquelle les ouvrages de critiques gastronomiques sont renouvelés et actualisés tous les ans.

    On ne peut pas se targuer de faire quelques chose en amateur et ensuite de prendre comme excuse « oui mais je ne suis pas professionnel ». Soit on laisse le travail aux professionnel, soit on adopte les mêmes codes qui permettent justement ‘éviter ce genre de dérives.

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      Les gourmands 2.0 juillet 11, 2014

      « Le fait est que le bon référencement sur Google de la critique de cette dame portait atteinte de façon durable au restaurateur. Même si l’établissement devait changer de direction, de politique, de personnel ou de chef, la critique continuerait d’être lisible par tous les internautes qui voudraient chercher des informations sur le restaurant pendant des années encore. Ce n’est pas acceptable. »

      Dans ce cas là aucune critique positive ou négative ne devrait être acceptable alors ? Si nous parlons d’un restaurant en bien, rien nous dit que ce sera toujours aussi bien demain et après demain ?

      « Vous dites que les internautes ne sont pas des moutons : mais prendriez-vous le risque d’inviter des gens dans un restaurant alors que vous venez de lire une critique comme al sienne ? je pense que vous êtes de mauvaise foi si vous prétendez que oui ; personne rationnellement ne prendrait le risque de subir le traitement et la cuisine qu’elle dépeint. »

      Non nous n’irions effectivement pas dans ce restaurant, cependant si on tombe sur un autre article plus récent qui nous dit que c’est génial oui.

      « Encore une fois, on ne peut pas brandir la liberté d’expression à chaque fois qu’on en abuse. D’ailleurs, rien ne vous dit que la restauratrice n’a pas essayé d’être conciliante, de réinviter cette dame et sa mère, ou ne lui a pas demandé aimablement de revoir sa critique ? Avez-vous ces informations ? En l’absence de preuve, on ne peut pas condamner quelqu’un sous prétexte qu’il prend des mesures nécessaires pour continuer à gagner sa vie. »

      C’est un fait prouvé, la blogueuse n’a jamais eu de nouvelle de la restauratrice avant de recevoir une lettre d’avocat et de décider de supprimer son billet.

      « On n’empêche personne de faire des mauvaises critiques, mais il faut aussi reconnaître une certaine liberté à sa cible. On ne peut pas dénigrer ni insulter impunément et croire que la liberté ne vaut que pour les uns et non pour les autres. A la rigueur, l’honnêteté aurait été de laisser la critique quelques temps et de la retirer. Quand on fait ce genre de critique, il faut s’imposer soi-même une certaine déontologie : donner un droit de réponse, vérifier une deuxième fois, actualiser régulièrement sa critique… : avez-vous connaissance de telles pratiques concernant cette blogueuse ? C’est la raison pour laquelle les ouvrages de critiques gastronomiques sont renouvelés et actualisés tous les ans. »

      Sur ce point nous sommes tout à fait d’accord. Relisez la conclusion de notre billet !

      « On ne peut pas se targuer de faire quelques chose en amateur et ensuite de prendre comme excuse « oui mais je ne suis pas professionnel ». Soit on laisse le travail aux professionnel, soit on adopte les mêmes codes qui permettent justement ‘éviter ce genre de dérives. »

      Tenir un blog amateur est tout à fait légal et n’impose pas un certain professionnalisme, chacun est en mesure de publier ce qu’il veut dans la limite des respects de la loi. Les blogueurs ne sont pas des journalistes, vous pouvez leur demander ils vont vous le confirmer sans soucis, et par conséquent ce ne sont pas les mêmes règles, et en l’occurrence il n’y a même pas de règles justement (toujours dans la limite de la légalité évidemment).

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        Alpha juillet 11, 2014

        « Dans ce cas là aucune critique positive ou négative ne devrait être acceptable alors ? Si nous parlons d’un restaurant en bien, rien nous dit que ce sera toujours aussi bien demain et après demain ?  »

        J’ai bien précisé : c’est la persistance de la critique (VERBATIM : « tous les internautes qui voudraient chercher des informations sur le restaurant pendant des années encore. Ce n’est pas acceptable. ») , raison pour laquelle les critiques renouvellent leurs visites années après années et que les guides sont édités tous les ans, critère qui fait défaut ici…

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        Alpha juillet 11, 2014

        « C’est un fait prouvé, la blogueuse n’a jamais eu de nouvelle de la restauratrice avant de recevoir une lettre d’avocat et de décider de supprimer son billet. »

        Source, référence ?

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        Biloute juillet 11, 2014

        Je trouve aussi que cette affaire soulève une vraie question de fond qui dépasse ce seul cas, et qui appelle à la formulation d’un code d’éthique ou d’une jurisprudence nuancée et adaptée. Même s’il est vrai que les internautes ne sont pas des moutons, on ne peut plus nier aujourd’hui le poids considérable que les avis et blogs ont pris sur la destinée d’un restaurant (ou d’un hôtel). Je ne suis moi-même ni bloggeuse ni restauratrice, mais de mon expérience de cliente, ce poids est même devenu asymétrique par rapport à la capacité des restaurateurs eux-mêmes à défendre ou restaurer leur image. Ces avis sont assurément devenus une véritable parole publique, et une forme de « pouvoir » assez signifiant quand la critique est très lue ou remonte dans Google. Pouvoir qui a ses vertus mais qui a aussi ses effets pervers (outre la question de la critique acerbe, il y a celle tout aussi épineuse des « achats » de bonnes critiques/commentaires désormais proposés par de nombreux sites), et qui doit aujourd’hui être encadré un minimum, soit par des chartes soit par la jurisprudence, pour générer des pratiques plus responsables.

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        Alpha juillet 12, 2014

        « C’est un fait prouvé, la blogueuse n’a jamais eu de nouvelle de la restauratrice avant de recevoir une lettre d’avocat et de décider de supprimer son billet. »

        J’attends toujours la preuve de ce que vous avancez, ou à défaut la référence. Ça me permettra peut-être de nuancer mon propos :) Toujours pas ?

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          Les gourmands 2.0 juillet 12, 2014

          Je ne suis pas certain du bien fondé de cette remarque Alpha, on va peut-être se détendre un peu.
          Et la preuve arrive.

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            Alpha juillet 12, 2014

            Je vous rassure, les Gourmands 2.0, je suis parfaitement détendu ! C’est vous qui me semblez un peu « jumpy ».

            Comme preuve, vous m’offrez un article de vous même (!) qui relate les propos de la blogueuse, étant donné que le restaurant a refusé de s’exprimer ? Autrement dit, votre preuve, c’est la parole d’une des parties ? Moi qui m’attendais aux minutes du procès ou une source désintéressée, j’en suis pour mes frais ! Donc dans un procès, si un prévenu ou un accusé nie ou donne une version des faits devant les médias et que l’autre partie décide de ne pas participer au battage médiatique, vous décidez de croire celui qui fait le plus de bruit ? Hmmm…

            Est-ce que c’est nécessaire de commenter…? Je ne pense pas :)

            Je me permets de mettre un terme à cette discussion. parler des limites de la liberté d’expression et de la critique sur un blog, c’est un peu comme parler de la régulation des armes à un congrès de la NRA.

            Je ne vais pas vous convaincre que de toute façon, vous êtes dans une logique partisane qui vous empêche de comprendre que vous déformez la décision du tribunal pour la faire passer pour ce qu’elle n’est pas, et prenez de façon toute aussi partisane le parti de la blogueuse au nom d’une liberté d’expression dont vous avez une conception pour le moins unilatérale car vous en partagez les intérêts. Je ne peux décemment pas vous demander d’être un bon juge alors que vous êtes manifestement partie. D’ailleurs, vous considérez qu’une auto-citation est une preuve… Reste à espérer que vous n’ayez pas besoin d’être vous même un jour victime de cette « liberté » de dénigrer autrui pour vous ouvrir les yeux

            Je vous laisse le dernier mot.;) Bonne continuation !

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      Alpha juillet 11, 2014

      J’ajoute que s’il y a bien quelque chose qui caractérise les internautes, contrairement à ce que vous dites, c’est l’esprit de moutonnerie. Pour preuve, la plupart des gens ne prendront aucunement connaissance des tenants et des aboutissants de cette affaire, des motivations du tribunal ni quoi que ce soit d’autre : et pourtant, la grande majorité des internautes se dit prête à boycotter ce restaurant, attribuant tous les torts au restaurateur qui soit disant contrevient à la sacro-sainte liberté d’expression.

      La réputation sur le web est quelque chose d’à peu près aussi rationnel et contrôlable qu’une chèvre au volant d’une formule 1. Cette restauratrice aurait du se taire et continuer de regarde son CA se détériorer années après années parce qu’une cliente un jour peut-être mal lunée a décidé de lui faire un sort.

      Personne ne sait si la patronne n’a pas essayé de contacter la blogueuse, si elle ne l’a pas réinvitée, si même elle n’a pas laissé un message sur le blog qui aurait été supprimé car peu arrangeant pour la blogueuse… Personne ne sait rien, et pourtant, la blogosphère et les internautes prennent tous, quasiment, partie pour la blogueuse… C’est moi ma définition de la moutonnerie.

      Personnellement, je ne sais pas grand chose de cette affaire, et je ne me permettrais pas d’en juger, je cherche seulement à pointer du doigt la partialité irrationnelle et injustifiée de la plupart des commentaires. Je trouve injuste le procès à charge qui est fait à patronne sans qu’on laisse planer le moindre doute sur l’éthique de cette blogueuse lambda et sur le déroulement des événements. Alors qu’a priori, la seul pièce qui est à notre disposition dans cette histoire, c’est le cache de ce blog qui montre un article largement condamnable. Je ne vois pas dans cette critique l’exercice de la liberté d’expression, mais celui d’une critique arbitraire qui abuse de son droit de s’exprimer. Elle ne l’aurait pas été si elle avait pris soin de dire que son expérience à elle de ce restaurant ce jour là avait été catastrophique. Appeler à « l’éviter à tout prix », ça sent le règlement de compte…

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    Ysé juillet 11, 2014

    Je remarque que pour certains commentaires, ils n’ont pas lu l’article de la blogueuse, elle dit, je cite : « où nous avions l’habitude de nous rendre une ou deux fois par an ».
    c’est tout au début….

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      Alpha juillet 12, 2014

      Ça ne fait que renforcer l’argument, logiquement !! Pensez-y : si elle y allait deux fois par an, c’est qu’elle a toujours été satisfaite, et que donc cette fois- là est la seule fois où elle n’a pas été bien reçue ! Sur la base de cette seule visite donc, elle a décidé de faire un sort à ce restaurant, de l’éviter à tout jamais, et de dire aux gens de l’éviter…

      Règlement de compte d’une habituée ?

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    Biloute juillet 11, 2014

    Quelqu’un compare un avis laissé sur Internet à une forme moderne de bouche à oreille, mais je ne suis pas d’accord, c’est bien plus que ça du fait du relais d’internet, c’est plutôt une « une » de journal, une prise de position publique, accessible à tout moment et pour tous, et qui peut marquer très longtemps le restaurateur ou l’hôtelier, démultiplié par le média internet et par les pratiques des internautes qui googelisent systématiquement les restaurants (et j’en fais partie). Bien sûr, faire une critique négative est tout à fait légitime et salutaire parfois. Mais il y a des dérives dans la formulation et je dirais même des abus de pouvoir, aux conséquences parfois injustifiées et démesurées. J’ai vu des restaurants dézingués par des clients mécontents certes, mais vengeurs dans la formulation et tout à fait conscients du pouvoir de nuisance qu’ils allaient avoir sur le restaurant. Je plaiderais au moins pour une charte éthique rappelant quelques règles de déontologie dans la formulation. En tous les cas cette affaire a le mérite d’engager le débat. Et il doit y avoir un débat, car on ne peut pas tout justifier sous le principe de la liberté d’expression, en niant l’impact de certains pratiques et commentaires sur le travail de long terme des restaurateurs.

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    Frondeur juillet 11, 2014

    Serieusement un apero derape? Ca arrive partout, sortez de la france allez voir les pratiques ailleurs, descendez de vos grand chevaux et vous verrez qu’en general le service est correct en France… Chacun peut deraper, avoir de mauvaises journees (au bureau apres une engueulade avec votre conjoint, vous etes toujours souriants et petillant(e) )?!
    Bossez en resto avec des horairs durs, une constante pression et on y revient!

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    mélanie juillet 11, 2014

    (Je suis serveuse)

    Et je trouve cette condamnation légitime ! Le but de cet article est vraiment de casser le restaurant, de faire en sorte qu’ils n’aient plus de clients… bref c’est malsain.

    Au dela de ca, la manière dont cette madame je sais tout à voulu donner des lecons aux restaurateurs m’a vraiment énervée. Non ce n’est pas aux clients d’apprendre à la patronne à gerer une équipe: ce n’est pas parce que chaque serveur n’a pas de tables attitrées que ca ne se passe pas bien.
    Non on ne demande pas directement en donnant les cartes si les clients veulent des apéritifs (si il y a des cocktails, faut bien qu’ils aient le temps de regarder la carte apéritif, logique). Il y a eu un oubli et ca peut arriver. Quand la serveuse est venue prendre la commande, un simple: « on va commencer par des apéritifs » aurait évité cette histoire.
    Et ce n’est pas parce que les restaurants se prennent des marges sur les apéritifs qu’ils doivent les offrir aux clients exaspérants et bien désagréables: on marche sur la tete.

    J’espère que cette condamnation aura fait redescendre sur terre cette dame qui semble bien hautaine et qui prend les gens qui font ce métier pour des sous-merdes, il y a l’art et la manière de dire les chose !

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      Frondeur juillet 11, 2014

      Melanie tient le bon bout, ce n’est pas parce que le client est roi que tout est acquis

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    mr06 juillet 11, 2014

    Il y a de très grandes chances que cette critique négative soit bien plus pertinente que les critiques positives; pour les restaurants et hôtels je ne regarde d’ailleurs plus que les critiques négatives, car je crains que beaucoup de critiques positives n’émanent d’amis voire de personnes rémunérées par les gérants.
    La propriétaire ayant porté plainte, je pense que c’est une raison suffisante pour tout internaute qui se respecte de ne plus mettre les pieds chez elle !

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    Max juillet 11, 2014

    Pour une fois qu’un « critique » autoproclamé d’art, littérature, musique, cinéma, gastronomie se fait taper sur les doigts, ça fait du bien…
    Non seulement le billet n’était pas une critique (on ne sait rien de la qualité de la nourriture), mais ne servait visiblement qu’à assouvir le désir revanchard d’une fifille à sa maman très déçue de ne pas avoir vu se dérouler devant elle le tapis rouge auquel elle croit avoir droit en tant que cliente émérite!
    Par ailleurs, si l’on revient à l’expérience décrite, il me paraît évident que c’est la cliente qui a tout faux: si personne ne me propose l’apéro – ce qui, au demeurant, peut très bien arriver sans que j’en fasse une jaunisse -, je le demande, et ce, au serveur qui vient prendre la commande afin d’éviter tout malentendu: vous dites simplement que non, merci, j’attends mon apéro avant de commander les plats… Tellement simple! Ainsi, pas de plats à renvoyer et pas de bisbille à la sortie.
    En outre, l’apéro n’a pas été offert, dit-elle? Mais vous imaginez la tête de la gérante à ce moment-là? Une entrecôte aux chiottes parce que mademoiselle exige de boire son pastis tranquillement avec maman… Offrir l’apéro est un geste commercial, en espérant que la personne pardonnera l’incident et reviendra. Or en l’état, ce qu’a dû penser la gérante devait être assez proche de: vivement que ces deux-là se tirent et que surtout elles ne reviennent pas! CQFD!
    Pour terminer, où est le droit à l’erreur pour cette bloggueuse capricieuse? Le restau a bien pu se planter comme décrit, ce dont personnellement je doute au vu de la qualité du billet, mais est-ce une raison pour le descendre en flèche, sachant très bien que les blogues sont pris et repris par le Web dans son entier, et ce jusqu’à la fin des temps ou presque…
    Aucun professionnalisme dans cette démarche, aucune objectivité, aucun droit de réponse possible pour la gérante. Et la pauvre bloggueuse de s’offusquer que ladite gérante ne l’ait pas contactée avant de déposer plainte… On croit rêver!

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      Paule N juillet 11, 2014

      Vous avez tout à fait raison. Sur son site, elle se définit ainsi :

      « Cultur’elle est un blog avant tout féminin, même si pas mal de mes lecteurs sont des hommes. Il s’agit d’un carnet de bord, où je parle de ce que j’aime, les livres de tous genres essentiellement, mais aussi les films, la mode et la beauté, la photographie, les hommes et l’amour… » !!!
      On a plutôt l’impression qu’elle ne connaît rien, strictement rien, de la restauration, encore moins de la cuisine (si elle a autant de lecteurs hommes, c’est que « l’amour » est probablement très présent dans son blog – j’ai pas eu le courage d’aller lire )… et qu’elle a voulu tout simplement vider sa bile. Sans se rendre compte qu’elle mettait à mal non seulement la restauratrice mais toute la communauté des blogueurs culinaires qui sont maintenant dans leurs petits souliers. Et qui la soutiennent pour la plupart.

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        Association papy yeux juillet 12, 2014

        giardi. No!!!!

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    Pendragon Photography juillet 13, 2014

    A reblogué ceci sur Pendragon Photographyet a ajouté:
    Apparemment il ne fait pas bon critiquer les restaurants du Cap Ferret en France, ni même donner son avis de consommateur.
    Certes cette dame utilise des propos pas très élogieux vis à vis du service et de la patronne, mais je pense que j’aurai utilisé sensiblement les même termes suite à accueil similaire, il m’est arrivé la même chose dans un restaurant de Menton , mais il y a très longtemps :)
    Le problème, ce qui me gêne le plus, c’est que cette blogueuse à été condamnée par notre Belle Justice.
    Est-ce à dire qu’en France nous ne pouvons plus nous exprimer Librement ?
    pour vous faire votre propre opinion je vous invite à lire l’article de la Blogueuse, il se trouve dans le cache de Google accessible à partir du blog ci-dessous. Décidément notre beau pays m’interpellera toujours, oui cette dame à écrit « L’endroit à éviter au Cap-Ferret : « + le nom du restaurant à ne pas citer, un nom Italien et « Je vous engage à le noter dans votre liste noire si vous passez dans le coin ! »
    mais combien de fois ais-je pu lire « Ce film est nul » ou encore « trop naze » à propos de Film, livre, CD, est-ce pour autant que les auteurs de ces propos ont été condamnés par la justice ? je ne pense pas.
    Il est dit dans l’article que la blogueuse « doit avoir le bras long pour avoir déchainé un tel engouement médiatique » dixit la responsable de salle de ce restaurant. Personnellement je ne pense pas, car si elle avait eu le bras long, l’histoire se serait arrêté avant de prendre ces proportions, par contre que la patronne elle ai le bras long, ça , ça me paraitrai déjà plus juste, et que penser du juge ? un juge de Bordeaux, un restaurant du cap Ferret, ce n’est pas très éloigné ces deux villes, voyez comment il facile de semer le doute.
    Nous avons affaire à une cliente mécontente du service non rendu pour lequel elle a payée, mais il ne faut surtout pas le dire
    voila ce que je retiens de cette affaire. A quand la condamnation au quotidien de 60 millions de consommateurs. Le plus préoccupant aussi c’est de constater l’Américanisation de notre pays, on fait comme eux, des procès à tour de bras pour grappiller quelques milliers d’Euros, on vit une époque formidable quand même.
    Amis consommateurs, sache que si tu est mal reçu quelque part, que le service pour lequel tu paye ne t’ai pas rendu, tu dois Fermer ta G…. sinon tu risques une amende salée ou pire la prison.
    Nous vivons dans un beau pays, ou notre justice est équitable, le pays de la liberté d’expression et des droits de l’homme.
    Vive la France, vive nos dirigeants politiques au-dessus de tout soupçon, vive l’impartialité de la justice.
    et adieu aussi, car je risque gros là, je viens de donner mon avis et de critiquer……..

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    chachashire juillet 13, 2014

    Il ne faut pas croire que la liberté est acquise.
    Il faudrait attaquer le jugement, le parquet devrait faire appel comme il le fait souvent. Parce que ce jugement n’est pas juste :
    – il interdit l’expression publique d’une opinion (ce qui en France est mal vu si on n’a pas les diplomes appropriés )
    – il n’apaise pas les conflits au contraire je pense que la restauratrice est dans un trés mauvais cas – immérité.
    – il est contraire aux moeurs qui en effet privilégie qu’on demande un accord amiable AVANT d’attaquer, et privilégie la bonne foi.
    Mais ça c’était avant.

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    chachashire juillet 13, 2014

    A reblogué ceci sur Difference Propreet a ajouté:
    Il ne faut pas croire que la liberté est acquise.
    Il faudrait attaquer le jugement, le parquet devrait faire appel comme il le fait souvent. Parce que ce jugement n’est pas juste :
    – il interdit l’expression publique d’une opinion (ce qui en France est mal vu si on n’a pas les diplomes appropriés )
    – il n’apaise pas les conflits au contraire je pense que la restauratrice est dans un trés mauvais cas – immérité.
    – il est contraire aux moeurs qui en effet privilégie qu’on demande un accord amiable AVANT d’attaquer, et privilégie la bonne foi.
    Mais ça c’était avant.

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=pXVlQTC2yB0&w=420&h=315

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    Weedy juillet 19, 2014

    Bien fait pour cette bloggeuse qui règles ses comptes derrière son PC pour des CAPRICES tellement ridicules !!

    Merci la justice d’avoir régler les comptes de cette bloggeuse qui se prend pour une journaliste critique et surtout qui se prend pour une reine et de crois tout permis.

    Paye ton amende wahahaha

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    traiteur paris juin 05, 2015

    Je reste partagé sur le sujet : Oui on a le droit de critiquer, dire ce qu’on pense librement. Non on ne peut pas tout dire et nuire à quelqu’un ou un établissement sous prétexte que le plat nous a pas plu. Je sais de quoi je parle (je suis traiteur), être restaurateur, traiteur c’est un métier très prenant et je trouve trop facile de critiquer derrière un écran de PC tout en sachant que cela pour être relayé et nuire gravement à la personne en question. La puissance d’internet est telle qu’il faut savoir dire ce qu’on pense tout en pensant aux conséquences. Merci
    Cordon Blanc – http://www.cordonblanc.fr/service-traiteur-paris.htm

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