Une école de boulangerie sociale par Thierry Marx

Notre cher ami Thierry Marx est sur tous les fronts lorsqu’il s’agit de sujets sociaux. Il faut le reconnaître, il s’agit là d’un chef qui utilise énormément la cuisine pour aider les gens en difficulté. On l’avait déjà vu aux fourneaux avec des repris de justice, pour les aider à se concocter des petits plats avec le minimum de matériel et d’ingrédients. Cette fois c’est pour l’ouverture d’une école de boulangerie pour personnes en recherche d’emploi ou en reconversion professionnelle. Il est vrai que si l’emploi n’est clairement pas au beau fixe, dans la restauration et en particulier en boulangerie, il y a de vrais besoins !

Boulangerie Thierry Marx

Ce Chef doublement étoilé a inauguré la semaine dernière, dans le 20ème arrondissement parisien, une école de boulangerie. Ce projet a pu voir le jour grâce au financement participatif depuis le site My Major Company. Cette formation, qui s’inscrit dans un projet plus global « Cuisine Mode d’Emploi », va permettre à des centaines de professionnels d’assurer la transmission de leur savoir-faire de la boulangerie française.

Il faut savoir que ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui restent à pourvoir dans les métiers de la restauration. Beaucoup de personnes sont désireuses de se former à ces métiers mais n’ont pas toujours les moyens financiers et le temps pour s’engager dans un processus de formation. C’est pourquoi le programme de formation est intensif et surtout gratuit. Certaines personnes, selon le statut administratif, pourront même être rémunérées pendant toute la durée de l’enseignement.

Cette école permettra de former 8 élèves par session, avec une priorité donnée aux jeunes sans diplômes et aux demandeurs d’emploi. La formation se découpe en deux : 8 semaines en centre de formation et 4 semaines en entreprises. Elle permet l’obtention d’un Certificat de Qualification Professionnelle.

Thierry Marx prévoit également d’ouvrir une formation pour les métiers de la salle. Dernière formation qui lui manque avant d’ouvrir début 2014 un restaurant dédié où les élèves pourront s’exercer en situation réelle.

Vous pouvez également apporter votre contribution à ce projet et ainsi profiter de cours et de dégustations ! Chaque palier de 2 500 euros supplémentaires atteint permettent d’ouvrir une formation supplémentaire, le cumul de vos petits apports n’a donc rien d’anodin. Pour cela, il suffit de se rendre ici.

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Les gourmands 2.0

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5 Commentaires

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    puretentation octobre 30, 2013

    Biensur qu’il y a un besoin. De plus en plus de boulagerie devraient s’appeler Terminal de cuisson, elles ne font pas leur pain sur place. Les produits industriels sont de plus en plus présents et leur gamme est très étendue offrant aux boulangers ce qu’il leur manque.. le temps sans nécessairement gagner plus d’argent (ce sont les industriels qui margent..)
    Pour la pâtisserie, c’est la même chose. On est bien placé en tant que professionnels.
    Pour en revenir à Thierry Marx, un grand monsieur par les idées tant culinaires et sociales qui ne renie pas son parcours et ses origines. Un artiste du coeur..

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      Les gourmands 2.0 octobre 31, 2013

      Merci pour ce commentaire, et on est tout à fait d’accord avec toi ! Tant sur la partie Terminal de cuisson que sur cet artiste de la cuisine ;)

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  2. Avatar
    saveurlocale octobre 30, 2013

    @puretentation : C’est bien dit. Au delà de terminal de cuisson, j’aime beaucoup l’expression « point chaud ».

    Félicitations au projet car les bonnes boulangeries (comprendres artisanales) se font rares !

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  3. Avatar
    dams65damien novembre 06, 2013

    Franchement sur le côté artiste du chef je suis fan, vraiment.. j’ai été plusieurs fois à Cordeillan Bages à l’époque où il y était, deux fois au Mandarin, j’ai tous ses livres etc.. Sur le côté technique et métier pur c’est vraiment un tueur! Après en ce qui concerne les écoles dont il est à l’origine style celle-ci et celle pour la restauration là je suis moins d’accord: former et donner un diplôme au bout de 12 semaines!! ils ont vu quoi les élèves? seulement à quoi ressemble le métier.. Je suis pour transmettre les techniques, les valeurs, le métier mais déjà que les CAP, BEP et maintenant Bac Pro sont devenus des diplômes TRES moyens là j’avoue que je ne cautionne pas mis à part l’effet réinsertion..

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